Appel pour les fêtes de Tichri 5777-2016
et réservation des places.

Restauration des rouleaux de Torah.

Vous les admirez à chaque fois que l’Arche sainte est ouverte. La Victoire possède, en effet, une magnifique collection de 40 Sefarim, certains ayant plus de 90 ans, mais la plupart ayant été offerts par des fidèles après la restauration de la synagogue en 1969.
Après une si longue utilisation, mais aussi avec le temps et les différences de température
certains sont endommagés, certaines lettres étant partiellement effacées ou les coutures des peaux détériorées ; dès lors ils ne sont plus Cacher pour la lecture.
Le rabbin Moshé Sebbag et nos officiants ont identifié, avec le Sofer (scribe) du Consistoire, sept premiers rouleaux pour lesquels une restauration assez simple pourrait leur redonner leur qualité d’origine et par conséquent une vie cultuelle. Il va s’agir d’un long travail, 2 à 3 mois par Sefer, et d’une dépense malgré tout conséquente, d’environ 30.000€ pour les sept, dépense totale qui correspond au coût de l’écriture d’un Sefer neuf.
C’est pourquoi, en ces fêtes de Tichri nous faisons
appel à votre générosité pour nous aider à supporter cette lourde dépense. Les Rouleaux de Torah, outre leur signification religieuse sacrée, sont également un élément du patrimoine de la Victoire que nous sommes heureux de retrouver en toutes les occasions de la vie juive communautaire.
Par ailleurs, il est très important qu’à l’occasion des fêtes nous puissions continuer à prêter des Sefer Torah à certaines communautés de province ou de banlieue quand elles n’en disposent pas en nombre suffisant pour leurs offices, c’est la vocation de la Victoire.


En payant vos places de Tichri ayez le geste
d’ajouter une contribution
à cette œuvre de restauration de nos sefarim :

Restauration :
Lettres:
Ligne:
Colonne :
Livre entier :
18€ et 36€
72€, 90€ et 180€
360€ et 540€
720€ et 1.080€



Votre place avec votre nom à l’année.

Afin de personnaliser vos places et celles des membres de votre famille nous vous proposons de renouveler votre abonnement pour les plaques gravées personnalisées aux noms que vous définirez afin que nous puissions les fixer, comme l’année dernière, sur le dossier des sièges.

Sur les places « hommes », ces plaques sont sur fond noir et sur les sièges « dames », sur fond doré.

noms places

Nous vous les proposons au tarif de 100€ par siège pour l’année 5777.


En gravant votre nom sur ces plaques,
ainsi que celui de chaque membre de votre famille,
vous confirmez votre lien avec la Victoire.

Depuis 2015, des accès et une sécurité renforcée.

syna

Depuis le mois de septembre 2014 la Grande Synagogue de Paris, siège du Grand Rabbinat de France et de Paris, a multiplié les initiatives afin d’aider le SPCJ à assurer la sécurité des synagogues, des écoles et des centres communautaires partout en France.
Grâce au symbole qu’elle représente partout dans le monde nous avons pu organiser les voyages de soutien des principales organisations juives américaines et canadiennes qui se sont mobilisées, de septembre 2014 à décembre 2015, pour lever des fonds d’urgence afin de soutenir le SPCJ dans son travail sur le terrain.

Très concrètement :

  • Notre synagogue et le Consistoire de Paris ont financé la mise à niveau des systèmes de surveillance qui protègent notre bâtiment et celui, contigu, du Consistoire.

  • Pour les fêtes de Tichri nous avons mis en place un contrôle systématique de l’accès à la synagogue, en acquérant des portiques de détection, la Préfecture n’étant plus en mesure de nous les fournir depuis les mesures d’Etat d’urgence systématisées dans Paris.

  • La Préfecture et le Ministère de l’Intérieur ont renforcé la sécurisation de l’extérieur du bâtiment et des rues adjacentes, mais en juin il a été fait appel à une brigade de 25 militaires que nous hébergeons dans la synagogue.


Tout ce travail a pour principal objectif de nous permettre de profiter au mieux de ces jours de recueillement et surtout de rassemblement des familles dans la solennité de la Grande Synagogue de Paris.

Les jeunes pour les fêtes de Tichri à la Victoire.
les jeunes

  • Garderie pour les plus petits dans la salle des Mariages, de 10h30 à 20h00,

  • Les jeunes, jusqu’à 25 ans, bénéficient d’une réduction de 50% sur le tarif des places à côté de leurs parents,

  • Pour les enfants inscrits au Talmud Torah ou à la section EI : gratuité totale à côté des parents, y compris pour ceux qui suivent les cours post Bar et Bat-Mitsvah.

  • Un « espace Jeunes » pour les étudiantes et les étudiants, et les jeunes de moins de 25 ans, inscrits à la Table du Shabbat du vendredi soir, au tarif exceptionnel de 30€.
  • Des offices organisés dans l’Oratoire pour la section Victoire des Eclaireurs et Eclaireuses Israélites de France ; (se renseigner auprès du secrétariat de la synagogue).


Réservations :

Les réservations peuvent se faire :

  • Sur place auprès du secrétariat de la synagogue : 17, rue Saint Georges - 75009 – Paris

    • Par courrier : Synagogue de la Victoire - Secrétariat - 44, rue de la Victoire- 75009 Paris
    • Par mail à l’adresse : reservations@lavictoire.org


    Votre règlement 
    par chèque bancaire libellé à l’ordre de « ACIP–Victoire », ou par carte bancaire sur place.

    Journée du souvenir de la Déportation - Cérémonie du 30 avril à la Mairie du 9ème arrondissement.

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    Dernières conférences à la Victoire:

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    Qu'est-ce qu'être français et juif ?
    La conférence-débat à 2 voix
    Alain FINKIELKRAUT/Gilles BERNHEIM
    du 18 novembre 2015
    peut être écoutée sur le site AKADEM


    --------------------------------



    La troisième conférence du cycle « La femme est-elle un homme comme les autres » avait pour thème l
    a voix et le corps des femmes : éduquer les hommes ou cacher les femmes ?
    Ce fut un moment particulièrement riche en sources talmudiques et bibliques ainsi qu’en sujets de réflexion pour chacun.
    La pudeur (La tsniout) (en hébreu : צניעות) n’est mentionnée que deux fois dans la bible hébraïque pour évoquer une attitude morale d’humilité dans Michée 6:8 et les Proverbes 11:2.
    Le glissement de la notion d’humilité à celle de pudeur se trouve principalement dans le Talmud.
    Aujourd’hui, la pudeur dans la façon de se vêtir est érigée par les courants ultra-orthodoxes en une vertu religieuse fondamentale. En partie en réaction à l’instrumentalisation du corps féminin dans le monde moderne, mais surtout pour cacher, dans une approche quasi anatomique, la dimension érotique du corps.
    La femme doit se couvrir pour éviter que le regard des hommes ne les détourne de leur spiritualité. Les femmes doivent ainsi prendre en charge la déresponsabilisation des hommes, incapables de concevoir la femme autrement que dans sa teneur érotique et fantasmée. Le mariage est la seule légitimité de l’acte sexuel objectivant la femme qui doit alors être protégée du regard des autres hommes.
    Le paradoxe est ici celui de évoqué par le philosophe Michel Foucault. A savoir que la répression normative prend part à la construction de l’érotisme et de la sexualité. Autrement dit : à tout cacher du corps des femmes, on amplifie la signification érotique, voire fétichiste des parties cachées de son corps.
    Il n’est pas possible dans cette synthèse de préciser toutes les textes et les sources mentionnées sur le corps, la chevelure et sur la voix de la femme. Je vous renvoie au résumé plus complet réalisé par Joëlle R. Levy qui participait à cette conférence : https://joellerlevy.wordpress.com/
    In fine, l’enjeu de cette réflexion sur le corps des femmes est l’acceptation de la féminité dans l’espace public et religieux ainsi que le refus de l’objectivation du corps de la femme. Dans la société, la séparation n’est ni possible (sauf à restreindre la liberté des femmes dans cet espace), ni souhaitable (car elle alimente les fantasmes).  
    Cela incite les rabbins orthodoxes modernes à revisiter les textes fondamentaux afin de penser une société religieuse engagée où l’on apprend à vivre la mixité dans le respect de la Torah.
    Simon Free




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    Qu'est-ce qu'être français et juif ?
    La conférence-débat à 2 voix
    Alain FINKIELKRAUT/Gilles BERNHEIM
    du 18 novembre 2015
    peut être écoutée sur le site AKADEM


    --------------------------------



    La troisième conférence du cycle « La femme est-elle un homme comme les autres » avait pour thème l
    a voix et le corps des femmes : éduquer les hommes ou cacher les femmes ?
    Ce fut un moment particulièrement riche en sources talmudiques et bibliques ainsi qu’en sujets de réflexion pour chacun.
    La pudeur (La tsniout) (en hébreu : צניעות) n’est mentionnée que deux fois dans la bible hébraïque pour évoquer une attitude morale d’humilité dans Michée 6:8 et les Proverbes 11:2.
    Le glissement de la notion d’humilité à celle de pudeur se trouve principalement dans le Talmud.
    Aujourd’hui, la pudeur dans la façon de se vêtir est érigée par les courants ultra-orthodoxes en une vertu religieuse fondamentale. En partie en réaction à l’instrumentalisation du corps féminin dans le monde moderne, mais surtout pour cacher, dans une approche quasi anatomique, la dimension érotique du corps.
    La femme doit se couvrir pour éviter que le regard des hommes ne les détourne de leur spiritualité. Les femmes doivent ainsi prendre en charge la déresponsabilisation des hommes, incapables de concevoir la femme autrement que dans sa teneur érotique et fantasmée. Le mariage est la seule légitimité de l’acte sexuel objectivant la femme qui doit alors être protégée du regard des autres hommes.
    Le paradoxe est ici celui de évoqué par le philosophe Michel Foucault. A savoir que la répression normative prend part à la construction de l’érotisme et de la sexualité. Autrement dit : à tout cacher du corps des femmes, on amplifie la signification érotique, voire fétichiste des parties cachées de son corps.
    Il n’est pas possible dans cette synthèse de préciser toutes les textes et les sources mentionnées sur le corps, la chevelure et sur la voix de la femme. Je vous renvoie au résumé plus complet réalisé par Joëlle R. Levy qui participait à cette conférence : https://joellerlevy.wordpress.com/
    In fine, l’enjeu de cette réflexion sur le corps des femmes est l’acceptation de la féminité dans l’espace public et religieux ainsi que le refus de l’objectivation du corps de la femme. Dans la société, la séparation n’est ni possible (sauf à restreindre la liberté des femmes dans cet espace), ni souhaitable (car elle alimente les fantasmes).  
    Cela incite les rabbins orthodoxes modernes à revisiter les textes fondamentaux afin de penser une société religieuse engagée où l’on apprend à vivre la mixité dans le respect de la Torah.
    Simon Free




    Débat à deux voix Gilles Bernheim/Eric Zemmour
    le 1er juin 2016 à La Victoire



    28 juin 2016


    A la suite de nombreuses interrogations, certaines très violentes et malveillantes, sur la tenue du débat du 1
    er juin dernier à la Victoire entre le Grand-Rabbin Gilles Bernheim et Eric Zemmour, il est bon d’apporter quelques réponses tant sur le principe même de la tenue de cette soirée que sur le fond des débats, d’autant que la plupart des critiques, souvent compréhensibles in abstracto, émanent de personnes n’ayant pas du tout assisté à cette soirée.

    Comme cela a été rappelé, lors de l’introduction, le thème du débat était évidemment le thème central du livre en cours de rédaction sur les « 150 ans de la synagogue de la Victoire »:

    « Qu’est-ce qu’être Français et Juif ? »


    C’est notre ami Yves Thréard, journaliste au Figaro, qui a bien voulu animer le débat à deux voix entre le polémiste et le rabbin-philosophe, exercice particulièrement difficile quand on sait l’éloignement des positions de l’un et de l’autre, tant sur l’actualité que, surtout, sur l’Histoire.

    D’entrée, le lieu, la synagogue de la Victoire s’est imposée comme le symbole de ce franco-judaïsme, objet du débat, puisque tous les combats des juifs s’y sont exprimés aux côtés de la France, d’abord sous le Second-Empire puis sous la IIIème République, et pendant l’Occupation jusqu’à aujourd’hui.

    C’est, également, bien pour cela qu’il fallait que ce débat contradictoire ait lieu à la Victoire afin d’y exprimer
    «haut et fort» que certaines des prises de positions d’Éric Zemmour étaient en contradiction totale avec la réalité de l’Histoire, imprimée et exprimée dans nos murs, tant sur la question de l’intégration des juifs à la Nation, que sur la période de Vichy et plus tard sur le soutien des juifs à Israël.

    Par ailleurs, concernant l’opportunité de la venue d’Éric Zemmour à la Victoire, à l’heure où les questions d’identité nationale font s’interroger gravement nos coreligionnaires sur leur présence-même en France, il était important de porter une contradiction magistrale, sinon un coup d’arrêt aux propos d’un pamphlétaire, juif traditionnel de surcroît, et ceci dans un cadre juif par un opposant juif.

    Il eût été probablement plus simple de balayer, sous le tapis, les propos et les écrits d’Éric Zemmour que de les affronter de face avec la dignité qui sied à notre Institution, ou encore plus glorieux d’invectiver théâtralement ce journaliste au talent de dialecticien reconnu. Plus simple, plus glorieux et moins risqué, mais sans l’intérêt du débat au fond.

    La grande majorité des 1.300 personnes qui ont assisté au débat dans une grande qualité d’écoute ont parfaitement compris l’enjeu de cette soirée, fidèles de notre synagogue ou de celle de Saint-Lazare ou habitués des cycles de cours et de conférences de la Victoire. Vouloir les restreindre à un cercle de supporters d’Éric Zemmour, comme on a pu le lire, ne correspond absolument pas à la qualité des présents, et procède, là encore, de la désinformation colportée par des personnes n’ayant pas cru bon d’assister à ce débat, qui rappelons-le, portait sur les
    rapports entre la citoyenneté française et la qualité de Juifs dans la France d’aujourd’hui.

    Pour en venir au fond, et sans vouloir faire un compte-rendu qui serait moins complet que celui de Sandrine Schwarcz, paru dans Actualité Juive du 9 juin dernier, le thème central du débat
    « Qu’est-ce qu’être Français et Juif ? » a, d’emblée, été abordé de façon contradictoire par les deux protagonistes, dans leur présentation de trente minutes chacun, sur les origines du franco-judaïsme en opposant les concepts-clés d’assimilation et d’intégration.

    Toutes les théories avancées par Eric Zemmour sont basées sur une certaine nostalgie de ce qui lui paraît avoir été la caractéristique du judaïsme français depuis la Révolution jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, c’est-à-dire une assimilation complète des juifs à la Nation, fondant ou dissolvant, comme le souhaitait Napoléon Ier, tous leurs particularismes cultuels et culturels dans ceux de l’Empire puis de la République. Considérant que dans la France contemporaine la culture de l’assimilation était politiquement morte, Eric Zemmour est allé jusqu’à dire que, pour lui,
    « le franco-judaïsme était définitivement mort, lui aussi ».

    En philosophe, et non en historien, le Grand Rabbin Gilles Bernheim a, dès-lors, violemment reproché à Éric Zemmour de vouloir projeter
    « sa grille idéologique de lecture » des événements actuels sur la compréhension de l’Histoire. Et, en termes clairs, qu’il ne pouvait utiliser les échecs contemporains de l’intégration des immigrés de la fin du vingtième siècle, ainsi que les peurs en découlant, pour réécrire l’histoire des juifs de France, en particulier sur la période de Vichy.
    Gilles Bernheim s’est, alors, insurgé sur les pages
    du Suicide Français, relatives au rôle de Vichy dans l’extermination des juifs, et qu’Éric Zemmour avait tenté de justifier pendant le débat. Rappelant que Vichy avait devancé la demande nazie sur la déportation des enfants, le Grand-Rabbin a contraint Eric Zemmour à reconnaître le caractère réellement antisémite et pas seulement xénophobe de Pétain et de son gouvernement.



    Assimilation/Intégration, c’est bien là tout l’objet du débat relancé à ce stade par Yves Thréard, et qui a permis à Gilles Bernheim de démonter le raisonnement de son contradicteur en montrant que la prétendue assimilation des juifs français ne les avait pas protégés de l’antisémitisme de Vichy.

    Pour Gilles Bernheim, au contraire, c’est l’histoire d’une intégration réussie des juifs français depuis deux siècles, préservant tous leurs particularismes cultuel, culturel et même politique vis-à-vis d’Israël, dans un profond attachement aux valeurs fondatrices de la République, qui doit montrer la voie à suivre et donner à penser à nos dirigeants ainsi qu’aux différentes composantes de la diversité française actuelle.
    « Porter un regard juif sur les fondements de l’Identité Française ».

    En concluant, Yves Thréard a remercié les deux orateurs, soulignant que le débat avait éclairé sur le danger de légitimer l’assimilation qui gomme toute différence, et qui, en prônant l’égalitarisme de tous les concepts entraîne une perte totale des repères et des valeurs.


    Dans ce débat de haut niveau, les deux orateurs sont donc allés au fond des concepts, entraînés par la constance du Grand-Rabbin à analyser les chemins du raisonnement de son contradicteur pour le mieux contredire, et espérons-le, ébranler certaines de ses approches.


    En invitant Eric Zemmour à débattre avec le Grand Rabbin Gilles Bernheim, sur ce sujet d’actualité, et sans adhérer en rien à ses thèses, c’est
    l’honneur de la synagogue de la Victoire de lui laisser défendre ses idées, dès lors qu’il n’est pas le défenseur des négationnistes et qu’il n’est pas non plus frappé d’un quelconque Herem.

    La vertu du dialogue, le respect de toutes les opinions, même les plus contraires aux nôtres, la tolérance fraternelle entre les hommes, constituent nos valeurs pour lesquelles nos pères et nos maîtres se sont battus, que nous devons défendre et surtout mettre en pratique au quotidien plutôt que les conserver comme un simple catalogue de principes.

    En réalité, le 1
    er Juin, nous avons assisté à un débat à trois voix et non deux. La troisième, c’est celle de la synagogue de la Victoire, symbole fort de l’esprit du franco-judaïsme que d’aucuns pensent reléguer au rang des accessoires historiques, mais qui continue de personnaliser l’attachement aux valeurs consistoriales depuis 150 ans et à leurs épithètes: français, juif et sioniste.


    Jacques Canet

    Débat à deux voix Gilles Bernheim/Eric Zemmour
    le 1er juin 2016 à La Victoire



    28 juin 2016


    A la suite de nombreuses interrogations, certaines très violentes et malveillantes, sur la tenue du débat du 1
    er juin dernier à la Victoire entre le Grand-Rabbin Gilles Bernheim et Eric Zemmour, il est bon d’apporter quelques réponses tant sur le principe même de la tenue de cette soirée que sur le fond des débats, d’autant que la plupart des critiques, souvent compréhensibles in abstracto, émanent de personnes n’ayant pas du tout assisté à cette soirée.

    Comme cela a été rappelé, lors de l’introduction, le thème du débat était évidemment le thème central du livre en cours de rédaction sur les « 150 ans de la synagogue de la Victoire »:

    « Qu’est-ce qu’être Français et Juif ? »


    C’est notre ami Yves Thréard, journaliste au Figaro, qui a bien voulu animer le débat à deux voix entre le polémiste et le rabbin-philosophe, exercice particulièrement difficile quand on sait l’éloignement des positions de l’un et de l’autre, tant sur l’actualité que, surtout, sur l’Histoire.

    D’entrée, le lieu, la synagogue de la Victoire s’est imposée comme le symbole de ce franco-judaïsme, objet du débat, puisque tous les combats des juifs s’y sont exprimés aux côtés de la France, d’abord sous le Second-Empire puis sous la IIIème République, et pendant l’Occupation jusqu’à aujourd’hui.

    C’est, également, bien pour cela qu’il fallait que ce débat contradictoire ait lieu à la Victoire afin d’y exprimer
    «haut et fort» que certaines des prises de positions d’Éric Zemmour étaient en contradiction totale avec la réalité de l’Histoire, imprimée et exprimée dans nos murs, tant sur la question de l’intégration des juifs à la Nation, que sur la période de Vichy et plus tard sur le soutien des juifs à Israël.

    Par ailleurs, concernant l’opportunité de la venue d’Éric Zemmour à la Victoire, à l’heure où les questions d’identité nationale font s’interroger gravement nos coreligionnaires sur leur présence-même en France, il était important de porter une contradiction magistrale, sinon un coup d’arrêt aux propos d’un pamphlétaire, juif traditionnel de surcroît, et ceci dans un cadre juif par un opposant juif.

    Il eût été probablement plus simple de balayer, sous le tapis, les propos et les écrits d’Éric Zemmour que de les affronter de face avec la dignité qui sied à notre Institution, ou encore plus glorieux d’invectiver théâtralement ce journaliste au talent de dialecticien reconnu. Plus simple, plus glorieux et moins risqué, mais sans l’intérêt du débat au fond.

    La grande majorité des 1.300 personnes qui ont assisté au débat dans une grande qualité d’écoute ont parfaitement compris l’enjeu de cette soirée, fidèles de notre synagogue ou de celle de Saint-Lazare ou habitués des cycles de cours et de conférences de la Victoire. Vouloir les restreindre à un cercle de supporters d’Éric Zemmour, comme on a pu le lire, ne correspond absolument pas à la qualité des présents, et procède, là encore, de la désinformation colportée par des personnes n’ayant pas cru bon d’assister à ce débat, qui rappelons-le, portait sur les
    rapports entre la citoyenneté française et la qualité de Juifs dans la France d’aujourd’hui.

    Pour en venir au fond, et sans vouloir faire un compte-rendu qui serait moins complet que celui de Sandrine Schwarcz, paru dans Actualité Juive du 9 juin dernier, le thème central du débat
    « Qu’est-ce qu’être Français et Juif ? » a, d’emblée, été abordé de façon contradictoire par les deux protagonistes, dans leur présentation de trente minutes chacun, sur les origines du franco-judaïsme en opposant les concepts-clés d’assimilation et d’intégration.

    Toutes les théories avancées par Eric Zemmour sont basées sur une certaine nostalgie de ce qui lui paraît avoir été la caractéristique du judaïsme français depuis la Révolution jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, c’est-à-dire une assimilation complète des juifs à la Nation, fondant ou dissolvant, comme le souhaitait Napoléon Ier, tous leurs particularismes cultuels et culturels dans ceux de l’Empire puis de la République. Considérant que dans la France contemporaine la culture de l’assimilation était politiquement morte, Eric Zemmour est allé jusqu’à dire que, pour lui,
    « le franco-judaïsme était définitivement mort, lui aussi ».

    En philosophe, et non en historien, le Grand Rabbin Gilles Bernheim a, dès-lors, violemment reproché à Éric Zemmour de vouloir projeter
    « sa grille idéologique de lecture » des événements actuels sur la compréhension de l’Histoire. Et, en termes clairs, qu’il ne pouvait utiliser les échecs contemporains de l’intégration des immigrés de la fin du vingtième siècle, ainsi que les peurs en découlant, pour réécrire l’histoire des juifs de France, en particulier sur la période de Vichy.
    Gilles Bernheim s’est, alors, insurgé sur les pages
    du Suicide Français, relatives au rôle de Vichy dans l’extermination des juifs, et qu’Éric Zemmour avait tenté de justifier pendant le débat. Rappelant que Vichy avait devancé la demande nazie sur la déportation des enfants, le Grand-Rabbin a contraint Eric Zemmour à reconnaître le caractère réellement antisémite et pas seulement xénophobe de Pétain et de son gouvernement.



    Assimilation/Intégration, c’est bien là tout l’objet du débat relancé à ce stade par Yves Thréard, et qui a permis à Gilles Bernheim de démonter le raisonnement de son contradicteur en montrant que la prétendue assimilation des juifs français ne les avait pas protégés de l’antisémitisme de Vichy.

    Pour Gilles Bernheim, au contraire, c’est l’histoire d’une intégration réussie des juifs français depuis deux siècles, préservant tous leurs particularismes cultuel, culturel et même politique vis-à-vis d’Israël, dans un profond attachement aux valeurs fondatrices de la République, qui doit montrer la voie à suivre et donner à penser à nos dirigeants ainsi qu’aux différentes composantes de la diversité française actuelle.
    « Porter un regard juif sur les fondements de l’Identité Française ».

    En concluant, Yves Thréard a remercié les deux orateurs, soulignant que le débat avait éclairé sur le danger de légitimer l’assimilation qui gomme toute différence, et qui, en prônant l’égalitarisme de tous les concepts entraîne une perte totale des repères et des valeurs.


    Dans ce débat de haut niveau, les deux orateurs sont donc allés au fond des concepts, entraînés par la constance du Grand-Rabbin à analyser les chemins du raisonnement de son contradicteur pour le mieux contredire, et espérons-le, ébranler certaines de ses approches.


    En invitant Eric Zemmour à débattre avec le Grand Rabbin Gilles Bernheim, sur ce sujet d’actualité, et sans adhérer en rien à ses thèses, c’est
    l’honneur de la synagogue de la Victoire de lui laisser défendre ses idées, dès lors qu’il n’est pas le défenseur des négationnistes et qu’il n’est pas non plus frappé d’un quelconque Herem.

    La vertu du dialogue, le respect de toutes les opinions, même les plus contraires aux nôtres, la tolérance fraternelle entre les hommes, constituent nos valeurs pour lesquelles nos pères et nos maîtres se sont battus, que nous devons défendre et surtout mettre en pratique au quotidien plutôt que les conserver comme un simple catalogue de principes.

    En réalité, le 1
    er Juin, nous avons assisté à un débat à trois voix et non deux. La troisième, c’est celle de la synagogue de la Victoire, symbole fort de l’esprit du franco-judaïsme que d’aucuns pensent reléguer au rang des accessoires historiques, mais qui continue de personnaliser l’attachement aux valeurs consistoriales depuis 150 ans et à leurs épithètes: français, juif et sioniste.


    Jacques Canet

    Dimanche 15 janvier 2017: « Le Concert de la Joie » en faveur de l’Appel National pour la Tsédaka - en la Grande Synagogue de la Victoire.

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    Triste nouvelle : Shimon Pères, ancien Président de l’état d’Israël est décédé à l’age de 93 ans.
    Cérémonie d'hommage JEUDI 29 SEPTEMBRE 2016, à 18h30
    Grande Synagogue
    44 rue de la Victoire - 75009 Paris

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    ACTIVITES RECENTES

    Yom Hazikaron – Yom Haatsmaout à la Victoire
    11 mai 2016

    On peut voir la vidéo intégrale de la soirée sur le site du Consistoire



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    Depuis 2006, c’est devenu une tradition instituée par le Président des Consistoires Joël Mergui et par la Commission Administrative de la Grande Synagogue de Paris et son rabbin Moshé Sebbag de célébrer :

    Yom Hazikaron et Yom Haatsmaout à la Victoire.

    Cette année encore, avec le formidable soutien du KKL, et en présence


      Toutes les institutions juives ont participé à l’unisson à ce grand moment de notre calendrier, et ceci, très symboliquement, une semaine après Yom HaShoah.


      Plus de 2000 personnes avaient réservé leur soirée pour venir fêter, ainsi à la Victoire :

      le 68ème anniversaire de l’Etat d’Israël.


      Dans ses paroles d’accueil, le Président de la synagogue, Jacques Canet, a rappelé que la première cérémonie avait eu lieu à la Victoire le 18 juin 1948, à l’occasion de la visite à Paris du Premier Président de l’Etat d’Israël, Chaïm Weizmann, qui venait y plaider, un mois après la déclaration d’indépendance, la reconnaissance d’Israël par la France. Reçu par le Président du Consistoire Léon Meiss et par le Grand Rabbin de France Isaïe Schwartz, il avait été ovationné par une foule enthousiaste.
      Une seconde cérémonie avait eu lieu, en hommage aux soldats juifs morts « au champ d’honneur »,
      le 27 juin 1948.

      Après avoir fait l’obscurité dans toute la synagogue à l’exception des bougies de la grande Menora,
      la célébration de Yom Hazikaron a pu débuter dans le plus grand recueillement par une minute de silence et le retentissement d’une sirène, rappelant celle qui fige toute la population d’Israël en cette occasion.
      La
      prière de Yzkor pour les soldats de Tsahal a, ensuite, été prononcée par le rabbin Moshé Sebbag, et la flamme du souvenir a été allumée par le Consul Général d’Israël à Paris, Monsieur Ouri David, en mémoire de son frère Zaki David, tué pendant la guerre des Six Jours, dans la libération de la vieille ville de Jérusalem. Il était accompagné par l’Attaché militaire de l’Ambassade d’Israël, le Colonel Arik Elazar et par le général Doron Gavish.
      Après El Maalé-Rahamim interprété par le Hazan Aron Hayoun, Monsieur Ouri David a récité le Kaddish en mémoire des soldats disparus et de toutes les victimes des attentats, et Monsieur Ephraïm Edery, Délégué Général du KKL de France a poursuivi par l’Elégie du Roi David.

      C’est alors que la Synagogue a été rallumée de toutes ses lumières et que l’assemblée a entonné
      la Hatikva, suivie par la projection de la déclaration de l’Indépendance de l’Etat d’Israël.

      La Cérémonie de Yom Haatsmaout a pu alors commencer par une émouvante
      allocution de son Excellence Madame Aliza Bin-Noun, ambassadeur d’Israël en France. Elle a d’abord rappelé la mémoire des 23.447 soldats tués dans les combats d’Israël ainsi que des 4.000 victimes d’attentats terroristes. Israël n’est pas la seule victime de ces attentats, ce sont toutes les démocraties qui sont désormais touchées et elle a souligné le soutien du gouvernement français auprès d’Israël dans cette lutte. Elle a également rappelé que nous pouvions compter sur la détermination du gouvernement français pour protéger dans ce combat la communauté juive de ce pays.
      Elle a également salué le discours du Premier Ministre Manuel Valls qui devant l’Assemblée Nationale a regretté le vote de la France en faveur d’une résolution controversée de l’UNESCO sur Jérusalem, position qui avait déjà été contestée par le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve devant les Amis du CRIF.
      Son Excellence a ensuite évoqué la fierté avec laquelle il fallait regarder ces 68 ans d’histoire d’Israël à la fois dans tous les domaines économiques et culturels , mais aussi dans l’apport d’Israël à la démocratie, à la défense de toutes les libertés et à la générosité du cœur.
      Elle a conclu en insistant sur le rêve des 8,5 millions d’habitants de ce beau pays : la Paix.

      Après la marche des drapeaux le Président Joel Mergui a ensuite prononcé un très important discours devant toute l’assemblée et les représentants de l’Etat. Il a, en effet, souligné qu’il était très fier de montrer les drapeaux d’Israël à côté des drapeaux français dans cette grande synagogue de France, car « nous pouvons être fiers de l’engagement de la communauté juive de France auprès d’Israël ». Avec beaucoup d’émotion il a dit « Je suis sioniste et fier d’être sioniste », et insistant qu’en tant que juifs français nous avons une dette vis-à-vis de ceux qui vivent et défendent les valeurs de démocratie de la terre du peuple juif.

      C’est la même haine qui tue en Israël et en France ou en Europe, la même volonté de tuer à Jérusalem ou à Paris et de se débarrasser du peuple juif.
      Mais la communauté juive va continuer être sioniste, à prier pour Israël et pour Jérusalem, car les juifs sont fiers d’être Français et juifs sans contradiction, et Jérusalem demeurera une et indivisible quelles que soient les résolutions écrites.
      La fidélité du peuple juif à Israël et à Jérusalem est le gage de la fidélité des juifs à la France.

      La cérémonie de Yom Haatsmaout s’est ensuite poursuivie par la présentation des drapeaux par les différents responsables communautaires, ces drapeaux symbolisant les valeurs d’Israël et du peuple juifs :
      -le peuple et la terre, l’hébreu, la Torah et la culture Juive,
      -Jerusalem, les victimes des attentats, l’Alya  et le retour à Sion,
      -le KKL, la Paix, le devoir de mémoire et la transmission
      -la jeunesse juive, Tsahal, la recherche et la technologie,

      La présentation de chaque groupe de drapeaux a été ponctuée par les interventions :
      -de
      Monsieur Francis Kalifat qui au nom du président du CRIF, Roger Cukiermann, a insisté sur l’engagement politique des juifs de France auprès d’Israël contre l’antisémitisme et le négationnisme, mais surtout sur le lien imprescriptible avec la capitale de l’état juif : Jérusalem. Et qu’au-delà des paroles le CRIF attendait des actes politiques forts dans ce sens de la part des responsables de la France.
      -Du
      député de l’Assemblée Nationale Meyer Habib, qui avec son enthousiasme habituel a rappelé qu’Israël est le certificat d’assurance-vie de tous les juifs du monde. Il a fait part également de sa confiance sur les promesses faites sur la remise en cause de la résolution de l’UNESCO par les membres du gouvernement et a demandé une révision formelle de la position de la France sur cette question essentielle pour les juifs de France.

      - Enfin Monsieur Robert Zbili, Président du KKL France, organisateur de la soirée avec le Consistoire et la Grande Synagogue, qui lui aussi a rappelé que les juifs de France, sont français, sionistes et fiers d’Israël. Israël qui fait profiter le monde de ses talents, un pays qui reste une démocratie exemplaire en dépit de toutes ses difficultés. Mais il a insisté sur l’Alya des juifs de France qui n’est pas une Alya de fuite mais une Alya de foi et d’amour. Lui aussi souhaite que la signature de la résolution de l’UNESCO sur Jérusalem soit abrogée par un autre vote de la France lors d’une très prochaine session, car une signature n’est pas une simple erreur et les juifs de France ont besoin d’être rassurés sur ce point.


      La cérémonie s’est poursuivie par la prière pour l’Etat d’Israël chantée par Aron Hayoun et toute l’assemblée, précédant l’allocution du
      Grand Rabbin de Paris Michel Gugenheim.
      Dans son discours il a rappelé qu’il n’était pas indifférent que les cérémonies de Yom Hazikaron et Yom Haatsmaout aient lieu dans la cette magnifique synagogue. Car, outre le Peuple et la Terre, il faut célébrer un 3ème élément : la Torah d’Israël. Peine et joie sont intimement liées car tous ces moments procèdent de la main de l’Eternel et il est naturel de se tourner vers Lui, « car il faut toujours et ne jamais oublier la main de D… ».

      Les cérémonies officielles se sont terminées par une Formidable Marseillaise entonnée par les 2000 personnes présentes dans la synagogue, laissant ensuite la place à la fête, au programme musical et aux danses.

      Nous avons eu le bonheur d’entendre successivement pendant plus d’une heure les magnifiques prestations de Micki Gabay, des 3 frères Naccash, très émouvants, et un grand moment de joie avec un grand concert de Daniel Lévy.

      Ce n’est que très tard que la synagogue s’est progressivement vidée après les buffets de falafels et de shawarma préparés sous la verrière et dans la cour.


      Jacques Canet
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      POURIM  2016-5776 à la Victoire

      L’actualité nous montre depuis des siècles, à nouveau depuis ces derniers mois et jusqu’à ces derniers jours qu’Haman continue à susciter des émules, partout dans le monde et jusque dans nos villes.
      Nous avons donc besoin de la douceur et de la joie des traditions de Pourim pour conjurer cette hostilité récurrente, et rappeler ce moment de l’Histoire Ancienne où, pour la première fois, ses ennemis ont nourri le dessein d’exterminer la population juive qui vivait paisiblement au milieu d’eux.
      Déguisements, crécelles, festin, houmentaschn, gâteaux au miel, musique, jeux concours, tout y était, hier soir, à la Victoire. - A partir de 19h45 dans la grande synagogue, en famille, 450 enfants, parents et grands-parents, déguisés pour l’occasion, ont écouté les exploits de la reine Esther, lus par le Roi Daniel Prys encadré par le Grand Rabbin  Bernheim et par le rabbin Donald Sebbag. - Les animateurs des Eclaireurs Israélites et la section Victoire se sont ensuite réunis dans l’oratoire pour écouter une seconde lecture de la Meguila par le rabbin Sebbag, avant de partager, à une centaine de participants, un joyeux buffet sous la verrière.
      Pendant ce temps nos amis de la synagogue de la rue Buffault rejoignaient la Victoire, à plus de 70, entraînés par le rabbin Didier Weil, le Hazan Philippe Darmon et le Président Elie Balmain. Et c’est donc plus de 230 convives qui se sont serrés pour festoyer dans la salle Jérusalem…
      Musique israélienne par le Jazz Band de notre amie Hedia à l’accordéon et ses fils à la clarinette et au saxo !!! Donald rabbin Sebbag se transformant en Amir pour l’occasion. Ensuite jeu-concours orchestré par Haya Prys et sa bande de profs, puis Michaël, le fils d’Hedia qui a jonglé comme un grand artiste de music-hall avec ses boules lumineuses.
      Nous avons terminé par les roucoulades des rabbins Moshe Sebbag et Judah Berdugo.
      Comme tous les ans, Haman, l’Amalécite en a pris pour son grade !!!
      Merci à tous et à l’année prochaine… pour d’autres folies…

      Pourim Sameah. Jacques Canet
       
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      Le dimanche 13 décembre 2015 à
      Les enfants du Talmud Torah ont donné un concert au profit de l'Appel National pour la Tsedaka
      dans la Grande Synagogue, suivi d'un allumage des bougies de Hanoucca.


      YOM HAATZMAOUT 2015
      23 avril 2015

      Jeudi 23 avril 2015, la Victoire s'est enflammée pour le 67 ème anniversaire d'Israël,
      en présence de l'Ambassadeur Yossi Gal, de tous les représentants de l'ambassade et de leurs familles, mais aussi en présence de toutes les organisations de jeunesse de la communauté, plus de 1.500 personnes se sont pressées, familles et surtout beaucoup de jeunes, à l'appel du Consistoire et de la Victoire pour Fêter Israël et assister à un formidable concert du chanteur AMIR.
      Son ami David Daoor nous a également fait la surprise de le rejoindre sur la Tevah, qui s'est transformée pour un soir en scène de spectacle.
      Après une courte introduction par Joël Mergui, et Jacques Canet, c'est l'ambassadeur d'Israël et les rabbin Kaufmann et Sebbag qui se sont adressés à l'assistance, très impatiente d'applaudir AMIR.
      à l'issue du concert un gigantesque buffet israélien a accueilli tout le monde, parents enfants, jeunes et moins jeunes pour finr la soirée dans la joie.
       
      INTERVENTION DE M. JACQUES CANET

      Monsieur le Grand Rabbin de France,
      Messieurs les Grands Rabbins et Rabbins,
      Monsieur l’Ambassadeur d’Israël,
      Madame le Maire du IXème arrondissement,
      Monsieur le Président des Consistoires,
      Mesdames,
      Mes chers amis,


      Depuis 2006 nous célébrons, chaque année, Yom Hazikaron et Yom Haatsmaout tous ensemble, ici, à la Victoire ;

      Je tiens à remercier très chaleureusement tous nos amis des organisations de jeunesse de la Communauté avec lesquels nous avons coordonné cette fête pour qu’elle soit une grande réussite, ainsi qu’Amir, son orchestre et la société Stardust pour la mise en scène.

      Fêter Yom Haatsmaout n’a vraiment un sens
      que dans une synagogue comme la Victoire, elle qui est tellement chargée de l’histoire et des prières de notre communauté.

      A chaque occasion je rappelle qu’en
      octobre 1894, il y a donc 120 ans, peu de temps après les fêtes de Soukkot auxquelles il avait assisté, ici, à la Victoire, en plein début de l’affaire Dreyfus, Théodore Herzl a rencontré les dirigeants de la communauté de l’époque : Edmond de Rothschild et Maurice de Hirsch. Il venait d’y prendre conscience de l’impérieuse nécessité de créer en Palestine un foyer National pour les juifs.

      Dans le livre que nous sommes en train de rédiger sur les 150 ans de la Victoire nous rappelons l’engagement des dirigeants et rabbins du Consistoire et de la Victoire dans toutes les grandes étapes de la vie d’Israël, depuis la création des premières colonies de Zikhon Yaacov et Rishon LeTzion, jusqu’à l’explosion de joie de 1948 et aux cérémonies de soutien de 1967.
      Aujourd’hui, notre génération a le bonheur de
      fêter le 67ème anniversaire de l’Etat d’Israël, tout en honorant la mémoire de tous nos frères et sœurs qui ont sacrifié leurs vies, leur jeunesse et leur avenir, pour que ce rêve de 2000 ans devienne une réalité vibrante.

      Cette joie s’inscrit malheureusement dans un contexte où le droit à notre identité juive est aujourd’hui malmené dans notre pays et où nombre de nos coreligionnaires s’interrogent sur leur avenir en France.

      Mais la joie que nous manifestons, ce soir, pour fêter l’indépendance retrouvée et affirmée d’Israël est la manifestation de notre liberté et de notre force, car cette fête symbolise à la fois :


        Quel lieu mieux que la Victoire pour incarner et célébrer à la fois l’Histoire et l’Avenir ?

        Aujourd’hui, je me tourne devant les représentants de l’Etat d’Israël qui nous font le bonheur d’être ici, ce soir, et je les remercie de leur soutien dans les moments difficiles que nos communautés ont vécus depuis juillet 2014.

        Si, pendant des siècles à longueur de journée, à longueur d’année, nos pensées ont fait survivre la promesse d’Israël et de Jérusalem,
        depuis 1948, le souffle de vie s’est inversé.
        C’est, en effet, la réalité d’Israël qui justifie, aujourd’hui, l’existence de nos synagogues et qui stimule toutes nos énergies ainsi que nos activités cultuelles et communautaires.

        Hag Sameah,
        et Mazal Tov à tous,

        Jacques CANET
        Président


        aff_yh2015
        PESSAH 2015 A LA VICTOIRE

        Notre synagogue a organisé les deux sédarim de Pessah.

        Animés par notre rabbin, Moshe Sebbag, ils ont réuni chacun une soixantaine de personnes qui ont célébré la sortie d'Egypte dans une ambiance familiale et conviviale.


        samedi 22 février 2015 - 19h30
        dimanche 23 février 2015
        -

        CHRONIQUE D'UN ANTISEMITISME ORDINAIRE
        par le Président Jacques Canet


        Nous avons dédié l’office de ce chabbat « Terouma » à la mémoire du grand-père de mon épouse Serge Cligman, pour les raisons personnelles que j’ai exprimées à la tribune et que voici :
        Hier soir, vendredi, nous avions le privilège de recevoir le Maire de Châteauroux, Gil Avérous, qui visitait la synagogue avec des amis.
        En l’accueillant, je lui ai rappelé que la famille de mon épouse, Annie, avait des attaches très étroites avec le Berri.
        C’est alors que le Maire de Châteauroux m’a appris :

          Personne à la Préfecture de l’Indre, ni à la municipalité d’Issoudun, connaissant pourtant bien toute la famille, n’a informé Léon Cligman, 95 ans, l’oncle de mon épouse, ni bien sûr ma belle-mère Sarah, 93 ans.
          L’histoire de la famille est pourtant indissociable d’Issoudun et de sa région. En effet, après s’y être réfugiée pendant l’Occupation et y avoir pris une part active dans la Résistance, la famille Cligman a développé, après-guerre, un grand groupe industriel textile dans la région en créant une entreprise de plusieurs milliers de salariés à Issoudun, Bourges, Tours, puis Angers, sans compter les très nombreux ateliers secondaires de toutes les petites communes de la région. Pendant plus de cinquante ans le groupe familial a également développé partout dans le monde les plus grandes marques françaises de prêt à porter et de couture.
          Depuis Issoudun la famille Cligman a également témoigné son attachement à la région et à ses habitants qui l’avaient aidée à se cacher pendant la guerre, en dotant plusieurs de ces villes d’infrastructures telles que gymnases, piscines ou centres culturels.
          Pendant le repas de chabbat de vendredi soir, nous avons donc fait le tour des informations dont nous disposions par le journal la République du Centre, ou par le site Mediapart, ou lors de l’entretien que Léon Cligman avait eu en appelant le maire d’Issoudun André Laignel.
          C’est bien ainsi que les choses se sont passées, tout d’abord des croix gammées et des tags antisémites envoyant « les juifs  dans les chambres à gaz», d’après André Herszkowitz de Mediapart, jusqu’à l’explication, dans la Nouvelle République,  que les tensions communautaires étaient la cause de ces incidents; comme si notre grand-tante de 90 ans Simone Cligman, la seule de la famille résidant encore à Issoudun pouvait être la cause de tensions quelconques !
          Le Maire d’Issoudun, André Laignel, interrogé samedi soir par mail sur les mesures prises pour protéger localement la famille, m’a assuré
          « que toutes les mesures qui devaient être prises en matière de sécurité et de justice l’ont été », et que la Mairie avait porté plainte.
          Or, il est troublant qu’après une première vague de graffitis aucune surveillance n’ait été décidée, permettant leur renouvellement deux jours après !
          J’ai, alors, voulu vérifier, ainsi que mon fils Benjamin et les cousines de mon épouse, Sophie et Olivia Cligman, que la plainte mentionnait bien le caractère antisémite des dégradations.
          Le Maire m’a très honnêtement répondu que :
            Evidemment notre famille ne va pas se satisfaire de ces réponses qui s’inscrivent trop dans la « potentialité » et dans un discours tendant à minimiser la vague de fond antisémite qui prospère dans notre pays depuis une quinzaine d’années et qu’à force de vouloir étouffer on finit par encourager.
            Conjointement avec le SPCJ, nous allons donc porter plainte pour acte à caractère antisémite, comme nous l’avons décidé après avoir interrogé les services de Police de Paris et la Gendarmerie locale. Toutefois nous avons déjà proposé au Maire et aux éducateurs municipaux, à la fois : -notre participation active à une mission d’information locale puisqu’on s’est attaqué à un symbole de la participation des Juifs à la Cité, - mais aussi une série de visites éducatives des lycéens au Mémorial de la Shoah à Paris.




            YOM HASHOAH à la Victoire - Dimanche 27 avril 2015, à 11heures

            Depuis deux ans, une dizaine de jeunes, élèves de notre Talmud Torah et post Bar et Bat-Mitsva,continuent de venir étudier chaque dimanche.
            Au programme : un
            oulpan et des thématiques diverses abordées en fonction de leur questionnement et du calendrier juif. Dans ce cadre, la thématique de la Shoah a émergé avec l 'idée, de la part des pédagogues, d'instruire ces jeunes d'une façon plus active et dynamique que dans un cours d'histoire classique.
            L'idée était de permettre à ces jeunes de
            découvrir l'histoire de la Shoah en interrogeant et en filmant eux-mêmes des gens âgés de leur entourage, leur propre grand-père ou grand-mère, ainsi que leurs amis ayant vécu la période de l'Occupation : par exemple, Mme Gilberte Behar, la secrétaire générale de notre synagogue, ou la déportation : Mme Annette Lotersztajn.
            Pour deux de ces témoins, c'était une première ! Ils n'avaient encore jamais raconté leur histoire à leurs propres enfants et petits-enfants ! Ce fut une expérience très forte pour eux et parfois difficile.
            Du côté des jeunes, beaucoup de respect, un grand intérêt et de la curiosité. Et surtout, un grand nombre d'i
            nterrogations sur le regard que portent leurs aînés sur l'actualité, ainsi que sur leur projection pour l'avenir...

            `Les 4 interviews ont fait l'objet d'un montage élaboré par un scénariste/réalisateur professionnnel, David Walz.

            Avec ce film, nous avons poursuivi un double objectif pédagogique :

            - faire entrer nos jeunes dans la thématique douloureuse de l'histoire de la Shoah , par un chemin personnalisé,
            - et transmettre, par le biais de ce film, aux autres jeunes du Talmud Torah, ainsi qu' à la communauté, lors de la célébration de Yom HaShoah.

            Cette expérience a fait naître de nombreuses demandes de la part des jeunes, auxquelles nous nous devons de répondre, pour leur permettre de poursuivre leur réflexion : cours, voyages, visionnages de films, rencontre…


            Dimanche 29 juin 2014 le Talmud Torah a célébré la fin de l’année scolaire.


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            Le Talmud-Torah musical de la Victoire
            Extrait d'un article paru dans Actualité Juive du 18 septembre 2014


            Chaque dimanche matin, les enfants du Talmud-Torah de la synagogue de la Victoire apprennent en musique. Leur chorale se produira lors de la cérémonie annuelle à la mémoire des déportés juifs de France, retransmise à la télévision. Depuis plus d’un mois, on peut entendre résonner dans les couloirs de la grande synagogue de la Victoire d'harmonieuses voix d'enfants. Tous les dimanches matin, le rituel est le même. La prière du matin, tout d'abord, est entièrement chantée et accompagnée par la guitare de Léon Benichou. Ensuite, Haya Prys, la responsable du Talmud-Torah, raconte une courte histoire avant que les jeunes choristes ne se lèvent pour commencer à répéter les chansons qu'ils ont apprises. À l'occasion de la cérémonie à la mémoire des Déportés juifs de France qui retransmise en direct sur France 2 le 21 septembre prochain à 10 heures, ce sera devant la France entière qu'ils chanteront. « Pour la quatrième année consécutive, explique Haya Prys, qui est avec le rabbin de la synagogue Moché Sebbag et son président Jacques Canet à l'initiative de cette chorale, nous faisons participer les élèves de notre Talmud-Torah à une cérémonie qui se veut très solennelle. Les enfants sont l'avenir de la communauté, il est donc indispensable qu'ils se sentent concernés par ce type d'évènement ». Inter : « Le goût d'être Juif et de vouloir le rester » Les chansons choisies ont toujours un lien étroit avec l'histoire des Juifs pendant la guerre. L'année dernière, les enfants avaient interprété le chant des partisans du ghetto de Vilna. Cette année, « Comme toi » de Jean-Jacques Goldman. Ainsi qu'une chansons en hébreu, « Mi haïch » dont les paroles se lèvent contre la médisance afin de « représenter l'attachement profond de notre communauté à Israël et lutter contre la mauvaise image qu'a reçue ce pays ces derniers temps ». Pour la dernière répétition, les jeunes choristes ne répètent pas en classe mais dans la synagogue même afin de se mettre en condition. À une semaine de la représentation, les voix juvéniles sont justes, en rythme et en harmonie. Pourtant, il n'a pas été facile d'arriver à ce résultat. « Certains élèves ne viennent pas régulièrement, explique Haya Prys, il y a eu aussi la période des grandes vacances qui nous a coupé dans nos répétitions ». Les enfants ont dû apprendre des paroles en français et en hébreu « mais en donnant du sens à ce qu'ils chantent, cela devient plus facile ». Pour le président Jacques Canet, la musique et le chant sont un fantastique outil d'apprentissage. « Nous donnons aux enfants le goût d'être Juif et de vouloir le rester ».Avner Nahum


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            Dimanche 30 novembre 2014 à 16h30 :
            Concert de musique juive et chansons françaises
            au bénéfice de l'Appel National Pour la Tsedaka


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            Débat à deux voix Gilles Bernheim/Eric Zemmour
            le 1er juin 2016 à La Victoire



            28 juin 2016


            A la suite de nombreuses interrogations, certaines très violentes et malveillantes, sur la tenue du débat du 1
            er juin dernier à la Victoire entre le Grand-Rabbin Gilles Bernheim et Eric Zemmour, il est bon d’apporter quelques réponses tant sur le principe même de la tenue de cette soirée que sur le fond des débats, d’autant que la plupart des critiques, souvent compréhensibles in abstracto, émanent de personnes n’ayant pas du tout assisté à cette soirée.

            Comme cela a été rappelé, lors de l’introduction, le thème du débat était évidemment le thème central du livre en cours de rédaction sur les « 150 ans de la synagogue de la Victoire »:

            « Qu’est-ce qu’être Français et Juif ? »


            C’est notre ami Yves Thréard, journaliste au Figaro, qui a bien voulu animer le débat à deux voix entre le polémiste et le rabbin-philosophe, exercice particulièrement difficile quand on sait l’éloignement des positions de l’un et de l’autre, tant sur l’actualité que, surtout, sur l’Histoire.

            D’entrée, le lieu, la synagogue de la Victoire s’est imposée comme le symbole de ce franco-judaïsme, objet du débat, puisque tous les combats des juifs s’y sont exprimés aux côtés de la France, d’abord sous le Second-Empire puis sous la IIIème République, et pendant l’Occupation jusqu’à aujourd’hui.

            C’est, également, bien pour cela qu’il fallait que ce débat contradictoire ait lieu à la Victoire afin d’y exprimer
            «haut et fort» que certaines des prises de positions d’Éric Zemmour étaient en contradiction totale avec la réalité de l’Histoire, imprimée et exprimée dans nos murs, tant sur la question de l’intégration des juifs à la Nation, que sur la période de Vichy et plus tard sur le soutien des juifs à Israël.

            Par ailleurs, concernant l’opportunité de la venue d’Éric Zemmour à la Victoire, à l’heure où les questions d’identité nationale font s’interroger gravement nos coreligionnaires sur leur présence-même en France, il était important de porter une contradiction magistrale, sinon un coup d’arrêt aux propos d’un pamphlétaire, juif traditionnel de surcroît, et ceci dans un cadre juif par un opposant juif.

            Il eût été probablement plus simple de balayer, sous le tapis, les propos et les écrits d’Éric Zemmour que de les affronter de face avec la dignité qui sied à notre Institution, ou encore plus glorieux d’invectiver théâtralement ce journaliste au talent de dialecticien reconnu. Plus simple, plus glorieux et moins risqué, mais sans l’intérêt du débat au fond.

            La grande majorité des 1.300 personnes qui ont assisté au débat dans une grande qualité d’écoute ont parfaitement compris l’enjeu de cette soirée, fidèles de notre synagogue ou de celle de Saint-Lazare ou habitués des cycles de cours et de conférences de la Victoire. Vouloir les restreindre à un cercle de supporters d’Éric Zemmour, comme on a pu le lire, ne correspond absolument pas à la qualité des présents, et procède, là encore, de la désinformation colportée par des personnes n’ayant pas cru bon d’assister à ce débat, qui rappelons-le, portait sur les
            rapports entre la citoyenneté française et la qualité de Juifs dans la France d’aujourd’hui.

            Pour en venir au fond, et sans vouloir faire un compte-rendu qui serait moins complet que celui de Sandrine Schwarcz, paru dans Actualité Juive du 9 juin dernier, le thème central du débat
            « Qu’est-ce qu’être Français et Juif ? » a, d’emblée, été abordé de façon contradictoire par les deux protagonistes, dans leur présentation de trente minutes chacun, sur les origines du franco-judaïsme en opposant les concepts-clés d’assimilation et d’intégration.

            Toutes les théories avancées par Eric Zemmour sont basées sur une certaine nostalgie de ce qui lui paraît avoir été la caractéristique du judaïsme français depuis la Révolution jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, c’est-à-dire une assimilation complète des juifs à la Nation, fondant ou dissolvant, comme le souhaitait Napoléon Ier, tous leurs particularismes cultuels et culturels dans ceux de l’Empire puis de la République. Considérant que dans la France contemporaine la culture de l’assimilation était politiquement morte, Eric Zemmour est allé jusqu’à dire que, pour lui,
            « le franco-judaïsme était définitivement mort, lui aussi ».

            En philosophe, et non en historien, le Grand Rabbin Gilles Bernheim a, dès-lors, violemment reproché à Éric Zemmour de vouloir projeter
            « sa grille idéologique de lecture » des événements actuels sur la compréhension de l’Histoire. Et, en termes clairs, qu’il ne pouvait utiliser les échecs contemporains de l’intégration des immigrés de la fin du vingtième siècle, ainsi que les peurs en découlant, pour réécrire l’histoire des juifs de France, en particulier sur la période de Vichy.
            Gilles Bernheim s’est, alors, insurgé sur les pages
            du Suicide Français, relatives au rôle de Vichy dans l’extermination des juifs, et qu’Éric Zemmour avait tenté de justifier pendant le débat. Rappelant que Vichy avait devancé la demande nazie sur la déportation des enfants, le Grand-Rabbin a contraint Eric Zemmour à reconnaître le caractère réellement antisémite et pas seulement xénophobe de Pétain et de son gouvernement.



            Assimilation/Intégration, c’est bien là tout l’objet du débat relancé à ce stade par Yves Thréard, et qui a permis à Gilles Bernheim de démonter le raisonnement de son contradicteur en montrant que la prétendue assimilation des juifs français ne les avait pas protégés de l’antisémitisme de Vichy.

            Pour Gilles Bernheim, au contraire, c’est l’histoire d’une intégration réussie des juifs français depuis deux siècles, préservant tous leurs particularismes cultuel, culturel et même politique vis-à-vis d’Israël, dans un profond attachement aux valeurs fondatrices de la République, qui doit montrer la voie à suivre et donner à penser à nos dirigeants ainsi qu’aux différentes composantes de la diversité française actuelle.
            « Porter un regard juif sur les fondements de l’Identité Française ».

            En concluant, Yves Thréard a remercié les deux orateurs, soulignant que le débat avait éclairé sur le danger de légitimer l’assimilation qui gomme toute différence, et qui, en prônant l’égalitarisme de tous les concepts entraîne une perte totale des repères et des valeurs.


            Dans ce débat de haut niveau, les deux orateurs sont donc allés au fond des concepts, entraînés par la constance du Grand-Rabbin à analyser les chemins du raisonnement de son contradicteur pour le mieux contredire, et espérons-le, ébranler certaines de ses approches.


            En invitant Eric Zemmour à débattre avec le Grand Rabbin Gilles Bernheim, sur ce sujet d’actualité, et sans adhérer en rien à ses thèses, c’est
            l’honneur de la synagogue de la Victoire de lui laisser défendre ses idées, dès lors qu’il n’est pas le défenseur des négationnistes et qu’il n’est pas non plus frappé d’un quelconque Herem.

            La vertu du dialogue, le respect de toutes les opinions, même les plus contraires aux nôtres, la tolérance fraternelle entre les hommes, constituent nos valeurs pour lesquelles nos pères et nos maîtres se sont battus, que nous devons défendre et surtout mettre en pratique au quotidien plutôt que les conserver comme un simple catalogue de principes.

            En réalité, le 1
            er Juin, nous avons assisté à un débat à trois voix et non deux. La troisième, c’est celle de la synagogue de la Victoire, symbole fort de l’esprit du franco-judaïsme que d’aucuns pensent reléguer au rang des accessoires historiques, mais qui continue de personnaliser l’attachement aux valeurs consistoriales depuis 150 ans et à leurs épithètes: français, juif et sioniste.


            Jacques Canet

            Dernières conférences à la Victoire:

            vica020317.jpgdruzes.170711

            Appel pour les fêtes de Tichri 5777-2016
            et réservation des places.

            Restauration des rouleaux de Torah.

            Vous les admirez à chaque fois que l’Arche sainte est ouverte. La Victoire possède, en effet, une magnifique collection de 40 Sefarim, certains ayant plus de 90 ans, mais la plupart ayant été offerts par des fidèles après la restauration de la synagogue en 1969.
            Après une si longue utilisation, mais aussi avec le temps et les différences de température
            certains sont endommagés, certaines lettres étant partiellement effacées ou les coutures des peaux détériorées ; dès lors ils ne sont plus Cacher pour la lecture.
            Le rabbin Moshé Sebbag et nos officiants ont identifié, avec le Sofer (scribe) du Consistoire, sept premiers rouleaux pour lesquels une restauration assez simple pourrait leur redonner leur qualité d’origine et par conséquent une vie cultuelle. Il va s’agir d’un long travail, 2 à 3 mois par Sefer, et d’une dépense malgré tout conséquente, d’environ 30.000€ pour les sept, dépense totale qui correspond au coût de l’écriture d’un Sefer neuf.
            C’est pourquoi, en ces fêtes de Tichri nous faisons
            appel à votre générosité pour nous aider à supporter cette lourde dépense. Les Rouleaux de Torah, outre leur signification religieuse sacrée, sont également un élément du patrimoine de la Victoire que nous sommes heureux de retrouver en toutes les occasions de la vie juive communautaire.
            Par ailleurs, il est très important qu’à l’occasion des fêtes nous puissions continuer à prêter des Sefer Torah à certaines communautés de province ou de banlieue quand elles n’en disposent pas en nombre suffisant pour leurs offices, c’est la vocation de la Victoire.


            En payant vos places de Tichri ayez le geste
            d’ajouter une contribution
            à cette œuvre de restauration de nos sefarim :